« Sangue », c’est la pierre en persan, le socle sur lequel on construit des montagnes.
Le socle et le fondement du groupe SANGUE, c’est l’accordéoniste et chanteur Pierre Mourles, qui a créé le projet à l’origine, courant 2011, en solo accordéon-électronique. Un premier EP, « La Rhétorique », précède le premier album, « À Vendre », qui sort en 2016, réalisé par Laurent Gatignol (Bernard Lavilliers, Air, Gaëtan Roussel, Justice).
Voilà ce que Pierre Mourles était alors capable de faire, seul en scène :
Puis la « maison SANGUE » se construit peu à peu sur ces fondations, avec l’arrivée de Timothée Guiffan à la batterie en 2017, et celle de Nicklaus Rohrbach (Claviers/machines) en 2018. La maison sonne différemment, notamment en live.
Nouveau son qui se traduit par l’arrivée du deuxième album, « Empeureur », en 2023. Ecrit pendant la période du Covid, il témoigne d’une énergie de lutte autour du thème de la peur. Il pose aussi les premières pierres d’une recherche sur le corps et la pratique artisanale. Le poète Félix Jousserand collabore sur deux titres.
La presse célèbre alors le mélange entre une chanson française engagée et poétique, et un espace d’expérimentation plus proche du jazz, où se côtoient le hip hop et l’accordéon, le folk et l’électro. Télérama, sous la plume d’Odile de Plas, rapproche leur morceau « Entreprise », qui détaille les douleurs quotidiennes du « corps ouvrier qui pense » du roman La scierie, ou de celui du regretté Joseph Ponthus, A la ligne :
SANGUE – Entreprise (Live)
En 2026 sort leur troisième album, « L’Amour en Visio », que la maison SANGUE vous invite à venir célébrer le Samedi 22 août à 20h30.
« Entre immersion visuelle et pulsation sonore, la danse et la vidéo s’invitent aussi à cette célébration. C’est donc aussi un endroit où on danse, on joue. Libérer l’énergie contenue se révèle salutaire pour partager notre monde.
Spectacle total, artisanal, spectral, cet éclat artistique devient alors une maison pour l’infini »