Tarif
Participation libre (prix conseillé : 8 euros/pers)
Lieu
Programmation
Coiffées de leur chapka, les Anna Karenines sont apparues dans les rues de la capitale auvergnate par une nuit de solstice d’été.
Depuis, elles se retrouvent dans une buanderie pour crier des chansons d’amour et oublier leur charge mentale. Une pop garage entre programme 30° délicat et fessée au gant Mappa.
« Super Stylées » est leur tout premier EP chez 6 tone Records.
Allons droit au but, pour changer. Que demande t-on à un vrai groupe de rock? Petit un : le style. Petit deux : le son. Petit trois : des chansons. Peu importe l’ordre d’ailleurs. Tout le reste, les amis, c’est littérature, vent dans les voiles, pisse-froids et compagnie, juste histoire de traîner un peu plus longtemps au bar. Pendant ce temps, sur scène, DRAGON RAPIDE envoie du bois, comme on dit. Avec la tension, l’électrifiante tension, le voltage extrême né du trio, du frottement, de la nudité. A trois, la faute est interdite, les temps morts toxiques, la baisse de régime irrécupérable.
Ils l’ont donc bien compris, les Sylvain (guitare/voix), Jimmy (basse) et POG (batterie). Ils l’ont compris parce qu’ils l’ont appris, à en suer sang et eau, et même pire, sur toutes les scènes possibles, de la plus improbable à la plus prestigieuse. Juste un peu plus resserrés, c’est tout. A Clermont-Ferrand, où ce genre de leçon rentre vite dans la caboche, Dragon Rapide a grandi, ici et là, dans une cave heureusement, mais aussi sous le soleil, quand la pop la plus déshabillée prend vite des couleurs rouge vif, voire un léger pelage. Le Dragon a sucé d’un trait la substantifique moelle, celle qui provoque encore de belles érections, pour écrire une suite logique et imparable aux grandes œuvres signées Nada Surf, Teenage Fan Club, Travis et autres héros du rock indépendant de la fin du siècle dernier, quand on savait écrire avec des guitares et se dandiner sur une rythmique locomotive.