Jamais la voix d’Asa n’a été aussi précise, aussi juste, aussi limpide émotionnellement. Toute la grâce mélodique et tout l’envol tendre qu’on lui connaît depuis toujours, mais avec une précision plus troublante encore. On a l’impression que les mélodies d’Asa étaient dans nos vies avant qu’elle les écrive et les chante. Ses chanson parlent de bien plus que ses sentiments : elles épousent nos mélancolies, nos rêveries, nos méditations, nos réflexions. Asa Official est une Nigériane née à Paris, devenue artiste à Lagos, nourrie de soul old school, signée par un label français – une des plus enthousiasmantes découvertes de la décennie. Tous les festivals réclament Asa, toutes les playlists de bon goût la mettent aux places d’honneur. Un tourbillon, un bonheur, une folie. Il y a la vie d’Aşa dans ses chansons, mais pas seulement. Il y a la nôtre. Le vaste sujet de l’amour, l’élan spirituel, le besoin de faire la fête ou de partager une tasse de thé avec deux amis… « J’ai mûri », dit-elle. Bientôt trente-sept ans et la maîtrise de toute la palette – l’énergie, la faiblesse, la jubilation, l’abattement… Un sommet.